Bercée d'illusions
En vacances, je pensais que je pourrais avancer ma "brassière carresse" ... mais non
En vacances, je pensais que je pourrais avancer dans mon livre, voir même le finir ... mais non
En vacances, je pensais que je pourrais retrouver le sommeil ... mais non
En vacances, je me suis alors dis que si je m'épuisais en marchant, en courant, je dormirais profondément enfin... mais non
En vacances, je pensais que je pourrais me faire une petite soirée avec mon amoureux à papoter ... mais non
Au lieu de ça, je reviens fatiguée, épuisée, le moral en berne
et une très forte et méchante envie d'envoyer chier balader tout le monde !
Là, j'aurais juste envie un moment, qu'on s'occupe de moi, qu'on se demande comment je vais, et que je puisse répondre sans détoure et sans crainte d'être mal "jugée"
Là, j'aurais juste envie de ne plus avoir cette impression saugrenue, qu'il faut toujours que j'en fasse plus, que je n'ai pas le droit de me poser, de flancher ni de tomber.
D'où nous vient ce besoin de croire qu'on n'a pas le droit à ca.
D'où nous vient cette idée qu'on ne doit pas flancher, qu'il faut tenir coute que coute.
Est-ce nous insidieusement qui alimentons cette illusion ?
Pourquoi croyions-nous si fermement qu'une femme, non plutôt une maman, ne doit pas flancher ?
Pourquoi avons-nous ce sentiment d'être jugée quand on est en arrêt maladie ou quand on pose une journée pour souffler ?
Pourquoi ce sentiment de culpabilité rien qu'en écrivant ces mots, parce qu'il ne faut pas se plaindre, parce qu'il y a pire...
Alors on tient ... sans rien dire ...
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Edit. 03 mars
Pas d'inquiétude, je vais bien. Je suis arrêtée jusqu'à jeudi le temps de recharger les batteries.
Merci beaucoup pour vos messages et toutes vos attentions.
A très vite...
Commentaires sur Bercée d'illusions
- Comme tu le dis c'est une illusion de se penser indispensable aussi bien dans la famille que pour le monde professionnel. Mais le penser et l'appliquer est bien deux choses opposées.

Le retrait choisi ou imposé est peut être bénéfique, mais n'est pas une solution durable. Parfois, il faut s'en remettre corps et âme à un professionnel, je l'ai fait par deux fois dans ma vie, de façon ponctuelle sur une courte durée, sans me dire que je finirai comme Woody Allen ( quoique si j'avais pu avoir son talent)... c'est très rassurant et réconfortant. Et surtout cela permet de continuer à aimer et surtout à s'aimer dans cette époque où le seul horizon reconnu est de réussir sa vie...Quelle vilaine expression. - et depuis quand ne peut-on pas se plaindre ? il y aura effectivement toujours pire mais comme les autres ne vivent pas à notre place, nous seules sommes en mesure de savoir notre limite, toi seule sait juger et mesurer ton degré de saturation. il n'y a pas de honte, c'est même très sain de savoir dire "stop" et d'être un peu égoiste, sinon on se noie...

le truc, c'est justement de le faire savoir pour être épaulée. - J'ai l'impression que tu as pas mal marché sur la corde avant de te lâcher. Mais se lâcher est, je pense, une bonne chose, au moins tu ne vas pas lâcher tout court.

Une petite piste si elle peut aider, je te mets le lien d'un post de Lilou que je me suis gardé de côté (pour moi, mais bon) :http://leisurelife.canalblog.com/archives/2009/01/27/12248559.html
Il s'agit de se trouver 5 petits plaisirs pas jour. Je ne suis pas encore arrivée à 5, mais chercher aide déjà un peu...
Une grosse bise ! - Courage"Tenir sans rien dire", c'est tirer sur le fil en attendant qu'il rompe...

A mon (humble) avis, mieux vaut savoir donner du mou avant qu'il ne soit trop tard.
C'est deja courageux de regarder ton mal en face, de trouver les mots pour le decrire, d'accepter qu'il existe.
Peu importe qu'il "y ait pire". N'oublie pas que tu es la chose la plus importante de ta vie.
Et si tu as honte de te plaindre, n'hesite pas a m'envoyer un mail et lache-toi. Tu t'en fiches tu ne me connais pas !
Bon courage.







Bon courage et reviens nous bien en forme quand tu sentiras que ça va mieux...